Tevez sort du silence

Cinq mois après son arrivée en Chine, Carlos Tevez s’est exprimé à la télévision argentine pour l’émission Estudio Fútbol. L’occasion de procéder à quelques recadrages. Morceaux choisis.

Le départ

« Quand l’offre est arrivée, ma première réaction a été de dire non. Je n’ai pris ma décision qu’après le dernier match, j’ai dit à Vani [sa femme] qu’on s’en allait que je n’avais plus la force pour rester et que si je restais j’allais faire du mal à Boca. Ça a été dur pour moi…ma fille m’a demandé en pleurant de rester à Boca. Je savais que les hinchas de Boca allaient mal le prendre parce qu’ils veulent que je reste à vie à Boca. Avec Angelici j’ai une amitié différente d’une simple relation président – joueur. Il m’a toujours conseillé comme un fils, on parlait une à deux fois par semaine. Il m’a conseillé de faire un pas de côté. Je suis parti parce que je savais que l’équipe était bien armée. »

Un retour en décembre ?

« Sincèrement, je ne sais pas si je serai de retour à la fin de l’année. Mon barrio, mes amis, les asados, le peuple de Boca, la Bombonera me manquent. Mais j’ai aussi gagné des choses que je ne pourrais plus avoir en Argentine comme pouvoir me promener avec mes enfants. J’ai toujours tout donné à Boca mais si tu n’es pas assoiffé de gloire, c’est très difficile. »

« Riquelme fait du mal à Boca »

« Riquelme, quand il a pu partir de Boca, il s’en est allé. Il est allé à Barcelone, à Villarreal. Il est revenu à Boca quand il n’avait plus de contrat et il y a gagné la Libertadores…c’est facile de parler de l’extérieur. Une critique qu’on peut lui adresser c’est que désormais il ne parle que lorsque Boca perd et que River gagne... J’ai passé un an et demi à subir le fait que dès qu’on perdait, il sortait pour parler et tuer les joueurs de Boca. Quand River gagnait, il en faisait de même pour dire que l’équipe de Gallardo jouait bien. Comme joueur ou comme idole de Boca, je le respecte. Quand il jouait, il n’avait aucun ami journaliste. Maintenant, il boit le maté avec eux. Je dis les choses comme je le pense. J’ai passé un an et demi à subir, moi et mes coéquipiers. Quand on est champion, il dit « une Libertadores vaut 10 titres. »  Je me suis dit, « si tu es de Boca, tu dois te réjouir parce que Boca n’avait pas été champion depuis longtemps » et je crois que les supporters étaient contents. Je crois que la famille de Roman est bostera. Mais à chaque fois, il a toujours tenté de tirer les joueurs vers le bas ou de critiquer l’encadrement technique. En tant qu’idole, sa parole compte mais je crois qu’il fait du mal au club et à ceux qui jouent aujourd’hui pour Boca. Car quand Boca va mal, il parle pour défoncer les joueurs et quand River va bien, il leur dresse des éloges. Je pense qu’il est facile de parler de l’extérieur. »