Les matchs aller des quarts de finale de C1 ont été disputés ce week-end. Le WAC a ramené un résultat favorable d’Alger, Al Ahly a assuré à domicile, mais les faits les plus marquants ont concerné la débâcle de Simba en Afrique du Sud (0-4) et la victoire du Chabab Belouizdad (2-0) contre l’Espérance de Tunis. Les matchs retour auront lieu le week-end prochain.

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MCA 1-1 WAC

L’impression gardée par les hommes de Faouzi Benzarti a été radicalement différente entre le retour aux vestiaires et le coup de sifflet final. D’abord un sentiment de révolte, avec le but injustement refusé en première mi-temps qui aurait dû couronner une domination wydadie assez flagrante. Puis, l’amertume et le sentiment de s’être compliqué la tâche en seconde période. L’entrée d’Ounajem à la place d’Ellafi émoussé a apporté un plus, puisque sur une des premières accélérations de l’ailier, le WAC a obtenu (et transformé par Jabrane) le pénalty sensé lui paver le terrain vers les demies. Seulement voilà, le fléchissement physique accompagné d’une série de contres mal négociés a maintenu le Mouloudia dans le match. Ce même fléchissement physique a fortement abaissé la concentration des rouges de Casa sur les coups de pieds arrêtés, et occasionné deux absences, la première donnant le but de l’égalisation de Rebiai, la seconde en fin de match manquant d’offrir sur un plateau au MCA une victoire inespérée. Avantage donc tout de même aux Marocains, mais une baisse de régime similaire au match retour associée à une inefficacité offensive persistante pourraient leur coûter cher, surtout si les Algérois sont dans un meilleur jour que vendredi soir.

CRB 2-0 EST

Performance majeure pour le Chabab Belouizdad, qui possède deux buts de marge et met l’Espérance dans une position délicate avant le retour à Radès. Les Sang et Or se sont heurtés à un CRB bien en place en première période et n’ont quasiment jamais créé l’étincelle permettant de se procurer des occasions, la seule munition venant d’une percée de Nagguez qui sert Ben Romdhane dont la frappe est sauvée sur la ligne. Le trio Khenissi-Badri-El Houni ne s’est pas montré inspiré samedi, et l’équipe dans sa globalité a paru à court d’énergie et en manque de rythme. Pourtant, l’EST a eu des occasions en seconde période, mais les entrants à l’image de Basit se sont montrés maladroits. Comme il y a eu des carences derrière, dans le couloir gauche de Chetti ou de par l’incapacité du milieu à suivre les déplacements entre les lignes du numéro 10 algérois Sayoud, le CRB a appuyé là où ça fait mal, et inscrit un but par période illustrant son efficacité et récompensant sa discipline, à l’image de l’ancien clubiste Belkhiter qui s’est rappelé aux bons souvenirs du derby de Tunis en étant intraitable dans son couloir, en vis-à-vis de Chetti. Pour autant, la partie n’est pas encore perdue pour les Espérantistes, mais il faudra de sacrées ressources (un gros tempo d’entame de match, un pressing plus structuré, une constance dans l’énergie, et un trio offensif des grands soirs) pour renverser en quatre-vingt-dix minutes une situation peu favorable et ne pas conclure leur saison en ayant le sentiment qu’elle n’a pas réellement débuté…

Kaizer Chiefs 4-0 Simba

C’est la douche froide pour les Tanzaniens, sensation de la phase de groupes avec la première place du Groupe A devant Al Ahly. Absents défensivement, les rouges de Dar Es Salam sont tombés sur un os nommé Nurković. Dans son placement, ses déviations, ses prises de risques, le numéro 9 serbe d’AmaKhosi a absolument tout bien fait et a atteint l’heure de jeu avec un doublé et une déviation décisive pour Matholo sur l’ouverture du score. Cerise sur le gâteau, l’attaquant colombien Castro, champion d’Afrique avec les Sundowns en 2016, a clos la marque en sanctionnant de la même manière les errements d’une arrière-garde de Simba qui a quasiment condamné son équipe à l’élimination. Même dans un stade plein à craquer au match retour, la mission semble presque impossible pour l’entraîneur français Didier Gomes Da Rosa et son équipe.

Al Ahly 2-0 Sundowns

Moins d’expérience, mais plus de fougue pour maîtriser des Brésiliens décevants : l’équipe de Pitso Mosimane a pris une option pour la qualification grâce à deux jeunes pousses, Taher Mohamed sur un bel exploit individuel et Salah Mohsen qui a conclu dans le but vide une sortie cataclysmique de Dennis Oyongo. Sans Ali Maaloul, et avec Kahraba, Soliman et Ajayi sur le banc, les Ahlaouis s’en sont sortis en injectant du sang neuf, avec un onze plus jeune et bien rôdé car sensiblement similaire à celui aligné lors du derby du Caire (1-1 face au Zamalek) cinq jours plus tôt. L’entraîneur sud-africain a peut-être trouvé la formule optimale pour d’abord écarter ses compatriotes puis s’ouvrir le chemin vers une nouvelle finale, qui serait la seconde consécutive pour les cairotes.