La 32e Coupe d’Afrique des Nations débute ce vendredi en Égypte, avec une nouvelle mouture à vingt-quatre équipes synonyme de six poules de quatre et de huitièmes de finales susceptibles de chambouler les pronostics. Présentation des participants, entre Pharaons en quête de reconquête, les clients habituels, les outsiders en embuscade et les nouveaux venus qui ne veulent pas se limiter à de la figuration.

banlomag

groupeA

La compétition a beau paraître plus ouverte qu’elle n’y paraît cet été, difficile de ne pas placer l’Égypte en pole position. Propulsé pays organisateur de substitution après la destitution du Cameroun, le septuple champion d’Afrique entend effacer des tablettes la finale perdue de 2017 et une phase de poules décevante au Mondial en Russie il y a un an. Avec aux commandes un Javier Aguirre qui peut rééditer la performance de Roger Lemerre d’être sacré dans deux compétitions continentales différentes (EURO 2000 et CAN 2004 pour Lemerre, Gold Cup 2009 et CAN 2019 pour le Mexicain ?) et un Mohamed Salah euphorique après le triomphe en C1 européenne avec les Reds. La clé pour les Pharaons sera de ne pas être aussi Mo-dépendant que les années passées, pour ne pas faciliter la tâche aux adversaires. À charge aux expérimentés (El Said, Soliman) et aux « Grecs » Koka et Warda de proposer d’autres solutions et ne pas s’effacer même si la pression populaire sera importante…

Cette fois sera-t-elle la bonne pour la RDC de Florent Ibenge ? Battus lors des matchs charnière des années récentes (double confrontation contre la Tunisie en qualifs du Mondial 2018, quart de finale de la CAN 2017), les Léopards sont redoutables sur le papier, avec les fantasques Bolasie et Mputu derrière un Cédric Bakambu qui enfile les buts comme des perles en Chine, et des solutions de rechange viables sur le banc à l’image de Meshack et Bolingie. Mais la qualification a été galère jusqu’au bout (arrachée au dernier match contre le Liberia) l’imbroglio Imbula (vrai-faux renfort depuis des années, enfin disponible, mais finalement non choisi par Ibenge) a constitué un battage médiatique dont il était possible de se passer, et les matchs amicaux (deux nuls) n’ont guère été florissants. La priorité reste d’enfin briller dans les matchs importants…De quoi peut-être donner des idées aux deux outsiders, les Cranes de l’Ouganda entrainés par le Français Sebastien Desabre et portés par la doublette Farouk Miya-Emmanuel Okwi, et le Zimbabwe mené par le vieux routier Khama Billiat. En rappelant, à toutes fins utiles, que les coéquipiers de Dennis Onyango (le gardien champion d’Afrique 2016 avec les Sundowns et Billiat) ont battu l’Égypte en qualifications de Coupe du Monde il y a deux ans, et que le Zimbabwe a pris quatre points sur six contre la RDC en qualifications de cette CAN….

groupeB

Hiérarchie potentielle qui va se dessiner mais promesse de matchs spectaculaires, entre deux valeurs sûres du continent qui n’ont pas connu des jours fastes récents à la CAN (Nigeria et Guinée) et deux novices enthousiastes (Madagascar et Burundi).

La Guinée est déjà l’équipe la plus stylée de la compétition hors des terrains. La tenue officielle qui met en valeur un tissu local vaut le détour. Hormis ça, cette équipe est à prendre très au sérieux. Un vrai outsider à la qualification dans le dernier carré. Il y a quand même une grosse incertitude qui plane autour de l’état de santé du métronome Naby Keita. Le joueur de Liverpool a fini la saison en demi-pension à l’infirmerie, mais difficile pour « Déco » de ne pas participer à la CAN. Surtout qu’avec Paul Put aux manettes, le Syli peut s’appuyer sur l’expérience de l’entraineur tenant du titre de la compétition, ce qui n’est pas rien. Surtout que l’Allemand était dans une situation similaire il y a deux ans, quand les Lions Indomptables avançaient masqués au Gabon. Amadou Diawara et François Kamano auront un rôle primordial. Sans une grande compétition de ces deux joueurs, il sera difficile d’espérer quoi que ce soit.

Le Nigeria retrouve la CAN après une absence de deux éditions. Une position confortable pour Gernot Rohr qui peut ainsi se détacher du statut de favoris que l’on a tendance à donner d’office à ces Super Eagles. À l’image du Sénégal, l’équipe à peu bougé depuis le dernier Mondial. Un Mondial Russe où ils se sont fait éliminer dans les dernières minutes du match contre l’Argentine. Victor Moses a pris sa retraite, mais Obi Mikel est toujours là. Le capitaine de toujours qui avait fait un petit break l’été dernier est de retour pour tenter de reconquérir le trophée qu’il a remporté en 2013. Il va quand même devoir trouver une place au milieu du trio Ndidi/Etebo/Iwobi. Ce ne sera pas simple, mais abondance de bien ne nuit pas. Devant le problème est le même. Ighalo, qui a fini meilleur buteur des qualifications à sa place en pointe au côté de Ahmed Musa. Le dernier spot sera très disputé face à la multitude de choix qui se présentent au technicien allemand. Simon Moses n’a pas réussi une grande saison à Levante, au contraire de Chukweze à Villareal et d’Onyekuru à Galatasaray. Des choix difficiles, mais des options différentes qui font de cette équipe nigériane un candidat au titre final. Incontestablement.

Les deux petits nouveaux n’ont rien à perdre et devront d’abord penser à prendre du plaisir. Avantage tout de même au Burundi, qui a montré un visage très solide dans ses matchs de préparation (tenant notamment tête à la Tunisie en ne s’inclinant qu’en fin de match) avec un bloc discipliné et un trio Berahino-Fiston-Amissi qui allume des frappes surpuissantes dès que l’occasion se présente. Il ne s’agira pas pour les Super Eagles et le Syli National de les prendre de haut. Pour l’escouade malgache composée notamment de nombreux éléments des championnats de France de Ligue 1 et Ligue 2 (Nomenjanahary, Morel, Mombris, Fontaine) ce sera plus difficile à l’image de matchs de préparation compliqués (nul face au Luxembourg 3-3 et deux défaites) mais l’essentiel a été fait avec cette qualification historique et l’échéance doit être abordée avec fraîcheur et sans complexes.

groupeC

Deux salles, deux ambiances. Cela pourrait être la formule de ce groupe C. Un favori au titre final, un outsider au titre final et deux équipes qui font leur retour dans la compétition.

Le Sénégal est favori au titre. C’est incontestablement la meilleure équipe du continent sur le papier. Un groupe bien équilibré, avec une star mondiale (Sadio Mané) et de nombreux joueurs très solides. Dont Kalidou Koulibaly qui mange à la table des meilleurs défenseurs du vieux continent. Ils étaient très nombreux au Gabon il y a deux ans, et l’expérience accumulée jusqu’à l’élimination en demi-finale devrait forcément avoir son importance. Surtout qu’entretemps, les Lions ont fait une belle Coupe du Monde malgré l’élimination en phase de poules. Si la majorité des joueurs n’ont plus besoin d’être présentés, on vous invite à jeter un œil sur le jeune Krepin Diatta, la dernière perle du football de la Teranga. Le jeune joueur de 20 ans avait brillé avec les U20, et il y a de fortes chances qu’il s’octroie un temps de jeu conséquent et qu’il rayonne au milieu du terrain avec sa patte gauche soyeuse.

Mal parti dans les qualifications mais reboosté par l’éclosion du niçois Youcef Atal et la puissance de Bounedjah, l’Algérie était partie pour s’offrir une préparation dans la sérénité…jusqu’à l’affaire Belkebla, exclu du groupe pour avoir exhibé son postérieur dans un livestream du jeu vidéo Fortnite sur Twitch qu’avait lancé Alexandre Oukidja. Ça ne s’invente pas. C’est dans un contexte alourdi par cette affaire et la polémique des matchs de préparation joués à Doha interdits de retransmission et de présence journalistique par le sélectionneur Djamel Belmadi-qui voulait garder sa stratégie secrète- qu’a débarqué le récent naturalisé Andy Delort, buteur pour sa première cape. Au vu des talents individuels et dans le tumulte de ce contexte loin d’être apaisé, l’Algérie est capable de sortir dès le premier tour ou de tout emporter sur son sillage si Mahrez démarre, si Bounedjah fait parler la poudre, et à condition qu’Atal vole dans son couloir et qu’un Belaïli dans une forme olympique apporte le plus escompté. Ils sont capables de tout.

Le Kenya est un grand pays, un des plus développés du continent assurément. Pourtant son équipe de foot est à la traine… Et pas qu’un peu. La preuve, Sébastien Migné a même dû demander aux Kenyans de réduire leurs attentes autour des Harambee Stars. Logique d’un côté, surtout après un tirage au sort aussi compliqué, mais pas l’idéal en termes de communication. Beaucoup lui reprochent déjà ses choix, notamment l’absence de Jesse Jackson Were qui brille en Zambie à la pointe de l’attaque de Zesco United. Mais le coach français mise sur l’attaquant de Kashiwa Reysol au Japon : Michael Olunga. Il s’est cependant privé d’une alternative plus qu’intéressante. Victor Wanyama sera le capitaine et le fer de lance de cette équipe qui serait déjà heureuse de sortir de la poule.

La Tanzanie était à l’affiche sur notre site pendant plusieurs mois. Lecteurs assidus de LO, les Taifa Stars ne devraient plus avoir beaucoup de secrets pour vous. Nous ne pouvons que vous encourager à suivre cette équipe. Bien sûr ce sera très dur de faire la différence face à l’Algérie et le Sénégal. Surveillez bien le numéro 10, Mbwana Samatta dont on vous a dessiné le portrait dans le LO mag 5. Il est le meilleur buteur africain en Europe sur l’ensemble de la saison, et il est un magnifique joueur et un leader extraordinaire. Battre le Kenya et se retrouver troisième et potentiellement en huitièmes est dans les cordes de la Tanzanie. En digne successeur de Stephen Keshi, Le Nigérian Emmanuel Amunike a les épaules suffisamment larges pour amener ses joueurs le plus loin possible, et prolonger cette magnifique saison que vit le football tanzanien.

groupeD

Comme on se retrouve ! Quatre ans après avoir régné sur l’Afrique avec les Éléphants, 18 mois après avoir barré la route du Mondial 2018 à ces mêmes Éléphants, Hervé Renard affronte une nouvelle fois une Côte d’Ivoire que ses Lions de l’Atlas avaient terrassé une première fois (1-0) en phase de poules de la CAN 2017. Légèrement bousculée par la Guinée de Naby Keita en qualifications, la bande de Nicolas Pepe a géré le reste du parcours sans sourciller et pourra capitaliser sur un choix offensif assez fourni (Pepe, Gradel, Zaha, Assalé, Bony) qui devra contrebalancer un manque de vécu international en défense.

L’autre favori de la poule est donc le Maroc de l’homme à la chemise blanche, séduisant sur le papier avec une triplette Belhanda-Ziyech-Boufal ébouriffante, mais qui a connu de sérieux remous avec le départ de l’attaquant Hamedallah du groupe des vingt-trois sur fond d’ambiance délétère au sein du groupe, et une perméabilité défensive inquiétante lors des deux matchs de préparation face à la Zambie (2-3) et la Gambie (0-1). Le salut de l’un des outsiders de la compétition passera peut-être par une configuration similaire à l’équipe de 2017, en pensant plutôt à revêtir le bleu de chauffe plutôt que l’obsession de la possession stérile, et miser sur une science du contre peut-être plus compatible avec le jeu de passes de Belhanda et Boussoufa et la vitesse fulgurante de Ziyech…

Il sera difficile pour l’Afrique du Sud, sauvée in extremis d’un ultime match bourbier face à la Libye pour arracher son ticket, et très difficile pour la Namibie de rivaliser. Le premier nommé donnera vraisemblablement les clés aux deux joueurs déterminants face à la Libye, le gardien Darren Keet et le virevoltant attaquant Percy Tau, le second sur le régional de l’étape, l’attaquant d’Al Ismaily Benson Shilongo. Suffisant pour espérer gratter un spot de meilleur troisième, mais trop léger pour interférer dans un duel Maroc-Côte d’Ivoire qui se dessine pour la tête du groupe.

groupeE

Encore une histoire de retrouvailles ! Troisième de la CAN 2012 avec le Mali, l’ex-international français Alain Giresse retrouve les Aigles mais cette fois-ci en tant qu’adversaire, aux commandes de la Tunisie. Les Maliens auront à cœur de mieux figurer après une édition 2017 ratée (élimination en poules) et possèdent de solides arguments pour passer le premier écueil cette fois-ci, avec à chaque ligne de nombreux éléments auteurs d’une saison pleine en Europe : le Rennais Hamari Traoré, les lensois Haïdara et Doucouré, Samassékou champion d’Autriche avec le Red Bull Salzbourg, et bien évidemment Moussa Marega, 21 buts toutes compétitions confondues et un quart de C1 avec le FC Porto. Reste une interrogation sur l’arrière-garde, sérieusement mise à l’épreuve par l’Algérie (3-2) en match de préparation.

Ils devraient, si la logique est respectée, jouer la tête de la poule avec les Aigles de Carthage. En proie à de fortes turbulences il y a quelques mois lors du remplacement de Faouzi Benzarti par Giresse, Msakni et sa bande ont soigné le capital confiance avec trois victoires en trois matchs de préparation, face à l’Irak (2-0), la Croatie (2-1) et le Burundi (2-1), effaçant ainsi de nouveaux remous avec les absences surprenantes des cadres mondialistes Syam Ben Youssef et Ali Maaloul (officieusement opposés à un statut de remplaçant). Parmi les satisfactions, l’enthousiasme de l’arrière latéral de l’ESS Wajdi Kechrida et du polyvalent et toujours imprégné du fighting spirit Aymen Ben Mohamed, et l’énergie d’un Naïm Sliti qui semble déterminé à frapper un grand coup. Si les porteurs d’un des maillots les plus distingués de la compétition (un kit réussi avec notamment ce maillot third noir qui va se vendre comme des petits pains) arrivent à être fiables sur les CPA défensifs-leur principal problème en match officiel depuis deux ans- et bénéficient d’un duo Khazri-Msakni au mieux de sa forme, un quart de finale est possible, et pourquoi pas le dernier carré pour la première fois depuis 2004….

Gare tout de même aux deux autres larrons de la Poule, pas venus pour servir de faire-valoir et qui se sont tous les deux extirpés du Groupe I des qualifications : l’Angola et la Mauritanie (4-1 pour les Palancas Negras à Luanda, 1-0 pour les Mourabitounes à Nouakchott). L’équipe de Corentin Martins cherchera à prolonger l’euphorie d’une qualification historique en s’appuyant sur son buteur Ismail Diakité, qui a échoué à une encablure de la tête du classement des buteurs en Tunisie avec l’US Tataouine, et l’ancien niortais et auxerrois Adama Ba. L’Angola pour sa part attend beaucoup de l’escouade du Primeiro de Agosto demi-finaliste de la C1 Africaine il y a dix mois, en particulier Geraldo (transféré depuis à Al Ahly).

groupeF

Après le tirage au sort et au vu de l’historique de ces quatre équipes, il semblerait évident que le Cameroun et le Ghana survolent le groupe. Le conditionnel est de mise, car cette « évidence » risque d’être fortement mise à l’épreuve.

Le Cameroun est le tenant du titre. Un constat encore difficile à croire en jetant un œil sur la liste des vingt-trois. Car on ne va pas se mentir, depuis que la génération Eto’o/Alex Song est partie, c’est le grand désert. Le capitaine et dynamiteur de la dernière CAN, Benjamin Moukandjo, n’est pas dans les petits papiers de Clarence Seedorf. Il a été mis à l’écart dès l’arrivée du batave, sous prétexte que le niveau du championnat chinois dans lequel il évolue n’est pas à la hauteur des aspirations et du niveau que vise le sélectionneur. Une vaste blague quand Bassogog, qui avait été la surprise de la dernière édition figure toujours dans le onze de départ. Attention, nous ne minimisons pas ce Cameroun, qui a encore des joueurs très sérieux, comme Karl Toko Ekambi à la pointe de l’attaque ou André Onana qui après sa sélection exceptionnelle avec l’Ajax, va enfin devenir le titulaire au détriment d’Ondoa (dans un duel semblable au bras de fer Thomas N’Kono/Joseph-Antoine Bell d’il y a quelques décennies). Ça tombe bien, les Lions Indomptables vont évoluer avec un maillot le Coq Sportif. So 80’s !

Le Ghana est dans une situation similaire au Cameroun, et ne parvient pas à se renouveler après l’éclosion de la génération André Ayew, championne du monde U20 en 2009. Beaucoup de joueurs quittent le pays, énormément aux USA et en Scandinavie. Il n’y en a plus qui évoluent dans les plus grands clubs. Seul Thomas Partey est titulaire dans une équipe du top 10 Européen (Atlético de Madrid). La preuve, Asamoah Gyan qui ronronne en Turquie devrait être encore titulaire pour une dernière danse. Il devra cependant laisser le brassard à André Ayew. Une passation qui s’est faite dans la douleur puisqu’il aura fallu une intervention du chef de l’état pour ramener Gyan à la raison. Lui qui déçu de sa destitution avait annoncé sa retraite internationale. Le premier match contre le Bénin sera déjà capital, les deux favoris n’ont pas le droit à l’erreur, il n’y aura pas de round d’observation dans ce groupe.

Le Bénin s’est qualifié sur le buzzer en éliminant son voisin togolais, mais paradoxalement les Écureuils ont une équipe qui risque d’être un sacré poil à gratter. Une équipe laborieuse drivée par Dussuyer, qui ne lâchera rien et qui s’est préparée dans de très bonnes conditions. Ils sont même une des rares équipes à avoir fait un séjour en altitude du côté d’Ifrane au Maroc. La victoire contre la Guinée en amical a boosté la confiance d’un groupe qui vit bien et s’est construit depuis la dernière participation en Angola en 2010 et dont on vous parle plus en détail dans le dernier LO Mag. Le Bénin devra quand même faire sans Sessègnon pour le premier match, suite à sa suspension infligée après son carton rouge contre l’Algérie (il a encore un match à purger). Au vu du dernier match de préparation, on annonce déjà un système en 3-4-3 pour palier à cette absence. Ou plutôt un 6-3-1, avec trois défenseurs centraux et la sentinelle Jordan Adéoti aux fausses allures de quatrième central. Steve Mounié, qui sera seul à la pointe de l’attaque risque d’avoir un match très pénible en attendant le retour du capitaine et du maitre à jouer. Un match nul contre le Ghana serait une très belle opération. Le Bénin pourra peut-être compter sur le soutien de quelques concitoyens qui feront le déplacement, en effet, le gouvernement a annoncé une aide de 1500€ à chaque personne qui se rend en Égypte pour encourager le onze national. Les écureuils sont un outsider à prendre très au sérieux, surtout quand il s’agira de matchs à élimination directe. Enfin, la Guinée Bissau est un cran en dessous du Bénin, malgré un parcours en qualification très intéressant, ce sera difficile de faire la différence loin de ses bases. Une sortie de cette poule serait une sacrée surprise.

 

Farouk Abdou et Pierre-Marie Gosselin