Journal de la Copa América du 24 juin

Les news du jour et présentation des chocs du groupe A.

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Les audios de la polémique. Au lendemain de l’énorme polémique générée par l’égalisation brésilienne – une passe de Neymar contrée par l’arbitre Néstor Pitana et qui permet à Lucas Paquetá d’initier l’action du but – la CONMEBOL a donc publié les audios du VAR. Si l’on passera sur le temps pris pour vérifier le hors-jeu d’un joueur qui n’est au final pas le buteur, on notera que seul un des trois points de règlement induisant un arrêt du jeu (et énoncé en début de vidéo) a été pris en compte par le corps arbitral.

Reste que l’affaire fait grand bruit, notamment en Colombie où la fédération a officiellement demandé à ce que le corps arbitral soit suspendu par la CONMEBOL pour motif d’erreur grave, motif, rappelons-le – et la FCF le rappelle – déjà utilisé pour suspendre les arbitres colombiens de la rencontre Uruguay-Paraguay en éliminatoires.

La mésaventure de Brian Rodríguez… Alors que les titulaires du match contre le Chili avaient carte blanche pour se reposer à l’hôtel au bord de la piscine (ou l’on a vu notamment un Godín profiter de l’eau comme à son habitude), les remplaçants et les joueurs n’ayant pas joués devaient eux aller en bus au stade Dutrinha, qui sert de centre d’entraînement pour l’Uruguay, à deux kilomètres de l’hôtel. 13 joueurs devaient donc se déplacer à l’entraînement, et Giovanni González ayant joué une mi-temps aurait dû rester à l’hôtel. Sauf que ce dernier n’a pas compris le message, est venu dans le bus, et le staff ayant compté jusqu’à 13 comme des bons animateurs de colos, ils sont partis vers le centre d’entraînement. Brian Rodríguez, arrivé peu après et qui aurait dû faire partie des 13, a donc dû prendre un taxi pour se rendre au centre d’entraînement. Avec ce taxi, il est finalement arrivé avant le bus… et a pu s’entraîner normalement. Quant à la bulle sanitaire dans le taxi brésilien… C’est un autre sujet.

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Uruguay – Bolivie, 23 heures

Par Jérôme Lecigne

Il s’agit d’une « petite finale » dans ce groupe A entre les deux équipes n’ayant pas encore gagné. Logiquement, le vainqueur sera qualifié, le perdant sera soit éliminé, soit aura la certitude de jouer le Brésil en quarts… Tabárez a déclaré en conférence de presse : « Nous sommes dans une situation compliqué parce qu’il faut gagner ou gagner contre la Bolivie, pour remplir les objectifs, qui ne passent pas seulement par la qualification mais aussi par la position à laquelle nous nous qualifions […] La Bolivie est une équipe bien structurée, avec de bons techniciens, des mouvements très spécifiques en phase offensive qui nécessite notre attention et notre concentration, et nous essayerons de leur imposer notre jeu quand nous aurons la balle ».  L’Uruguay n’a eu qu’un seul entraînement collectif depuis le match contre le Chili mais le match contre la Bolivie devrait voir une confirmation des changements vus en cours de match contre les transandins, avec une défense à trois, deux latéraux dont Nández que l’on devrait revoir titulaire, et un créateur (De Arrascaeta) derrière les deux attaquants de toujours. Ce système apporte un dix offrant du liant entre l’attaque et la défense. Le système parfait ? À voir, car la bonne deuxième mi-temps contre le Chili est aussi le fait de la baisse de régime des Chiliens après trois matchs en une semaine. Le match contre la Bolivie sera dans tous les cas décisif pour la qualification, avec un billet officiellement décroché en cas de victoire. Si en plus le Paraguay réussissait à au moins faire nul contre le Chili, la Celeste pourrait se mettre à rêver de la deuxième place…

Pour la Bolivie, avec zéro point en deux matchs, c’est déjà la dernière chance. César Farías pourra compter sur Marcelo martins, Luis Haquín et Henry Vaca, qui ont eu un test négatif mais qui restent sur dix jours d’isolement. Le seul titulaire probable est donc Haquín, avec Quinteros qui partira côté droit pour remplacer Bejarano suspendu. Le sélectionneur voit du positif dans l’évolution de sa Verde qui, elle aussi, a bien terminé face au Chili « Nous avons bien avancé tant lors de la double journée d’éliminatoires qu’ici à la Copa, malgré des résultats négatifs. Nous espérons que ce match nous permettra de continuer à faire des choses positives et que l’on obtiendra un résultat ». Il faut dire qu’avec un seul match derrière, face à l’Argentine, la perspective de prendre des points est réduite. La recette ? « Face à l’Uruguay, nous devrons rester équilibrés, essayer de jouer loin de nos buts, les emmener dans des zones qui nous favoriserons et ne pas leur laisser l’occasion d’être dans l’environnement où ils sont le plus fort ». César Farías garde tout de même l’ambition de se qualifier afin aussi de créer une dynamique positive en vue des éliminatoires, pour cela, il faudra donc s’imposer. Reste que la Bolivie a déjà vaincu l’Uruguay au Brésil. C'était lors du Sudamericano 1949, mais l’Uruguay jouait alors avec une équipe amateur pour cause de grève des joueurs professionnels. Quelques mois plus tard, les deux équipes s’affrontent à nouveau en phase de groupes de la Coupe du Monde, de nouveau au Brésil. Les joueurs et les journalistes uruguayens font croire aux Boliviens que ce sont les mêmes joueurs qu’en 1949… La Bolivie se rue vers le but, et prend 8-0.

Compos probables

Uruguay : Fernando Muslera ; Diego Godín, José María Giménez, Martin Cáceres ; Matías Viña, Nahitan Nández, Matías Vecino, Federico Valverde, Giorgian De Arascaeta ; Luis Suárez, Edinson Cavani.

Bolivie : Carlos Lampe ; Jairo Quinteros, Adrián Jusino, Luis Haquín, José Sagredo ; Leonel Justiniano, Diego Wayar, Erwin Saavedra, Juan Carlos Arce ; Marcelo Moreno y Gilbert Álvarez

Chili – Paraguay, 2 heures

Déjà qualifié, le Chili veut essayer d’économiser ses forces mais ne doit pas non plus trop chuter au classement pour s’éviter le Brésil en quarts. Après avoir terminé la rencontre sur les rotules – et en infériorité numérique – la Roja doit donc trouver le juste équilibre tout en gardant de la compétitivité. En conférence de presse, Martín Lasarte a ainsi insisté sur la nécessité de prendre encore quelques points pour éviter la perspective du Brésil : « je crois qu’il est compliqué de choisir son futur adversaire mais considérant le fait que la Copa América se joue au Brésil et qu’il est d’adversaire le plus en forme, on voudrait éviter d’avoir à croiser le Brésil au prochain match. Mais si on doit jouer le Brésil, on sera là ». L’ambiance du groupe est bonne, en attestent les nombreuses vidéos partagées par les joueurs sur leurs réseaux sociaux, du bizutage de Big Ben à l’accolade Bravo-Vidal. Mais dans les faits, le sélectionneur chilien doit faire sans Guillermo Maripán et Erick Pulgar, sortis sur blessure face à l’Uruguay, et sait déjà qu’il ne pourra pas compter sur Alexis avant une hypothétique demi-finale. Il devrait y avoir quelques modifications dans le onze de départ, notamment au milieu où Tomás Alarcón devrait débuter, de même que César Pinares, appelé à alimenter le duo Vargas-Brereton.

Des modifications, Eduardo Berizzo en a prévu plusieurs : « Nous allons bouger quelques éléments. Notre rendement physique m’inquiète, nous sommes une équipe très intense, notre milieu est donc toujours exposé à une plus grande fatigue. Nous devons adapter notre pression, maintenir le rythme de jeu et nous allons donc rafraîchir l’équipe au milieu » a-t-il ainsi annoncé. Il faut dire que le Paraguay n’a pas vraiment le choix s’il veut conserver son destin en main avant d’affronter l’Uruguay lors du dernier acte du groupe. Alors Berizzo appelle à plus de verticalité et devrait donc adapter son effectif en fonction avec une défense à trois très bielsiste, une pointe nommée Carlos González autour de laquelle devrait tourner les fusées Miguel Almirón et Ángel Romero.

Compos probables

Chili : Claudio Bravo; Mauricio Isla, Gary Medel, Francisco Sierralta, Eugenio Mena; Tomás Alarcón, Charles Aránguiz, Arturo Vidal; César Pinares, Eduardo Vargas, Ben Brereton.

Paraguay : Antony Silva; Gustavo Gómez, Junior Alonso, Héctor David Martínez; Alberto Espínola, Santiago Arzamendia; Mathías Villasanti, Ángel Cardozo Lucena, Miguel Almirón; Ángel Romero, Carlos González.