Prétendants au titre, Sénégal et Maroc franchissent une étape de plus. Avec pour l’un comme pour l’autre une qualification largement méritée.

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Décevant jusqu’ici, le Sénégal affrontait le Cap-Vert et devait non seulement se qualifier mais surtout monter en régime alors que d’autres prétendants ont déjà montré les crocs. C’est sans doute pour cette raison que les hommes d’Aliou Cissé débutaient fort, pressant haut et lançant le match d’entrée par un poteau trouvé par Sadio Mané. Le ton était donné, les affaires paraissaient tourner davantage en faveur des Lions lorsqu’Andrade était exclu après révision au VAR. Comme souvent en pareille situation, la situation se compliquait pour un Sénégal qui peinait à trouver des espaces et s’installait dans une domination stérile, seul Gana Gueye et fin de premier acte puis Pape Gueye en début de second offrant quelques émotions. Le deuxième tournant intervenait en tout début de second acte sur un long dégagement d’Édouard Mendy, Vozinha et Mané luttaient dans les airs pour prendre le ballon, le choc tête contre tête les laissaient quasiment KO. Alors que Vozinha titubait et déclenchait un protocole commotion côté Cap-Vert, il était exclu. Sadio Mané, également un temps KO restait sur le terrain et ouvrait la marque sur un corner consécutif à une énorme occasion sénégalaise parfaitement repoussée par Rosa. Le joueur de Liverpool enroulait ainsi un ballon récupéré sur corner pour délivrer les siens puis sortir, lui aussi pas complètement remis du choc avec Vozinha. À onze contre neuf, le Sénégal semblait à l’abri, mais parvenait à se faire quelques frayeurs. Entré à la place de Mané, Bamba Dieng allait se mettre alors en évidence : d’abord sur un missile qui laissait croire à un but, enfin en scellant définitivement le score du match sur un ultime contre. Une fois encore le Sénégal n’a pas forcément été spectaculaire, mais la machine a efficacité de Cissé continue son chemin.

Autre machine parfaitement rodée, le Maroc savait qu’il devait se méfier du Malawi, mais se faisait piéger d’entrée de match sur une nouvelle folie signée Mhango, un missile de plus de trente mètres pleine lucarne de Bounou. Un temps sonnés, les Lions de l’Atlas allaient reprendre leurs esprits, poser leur jeu, imposer leur maîtrise et leur puissance, même s’ils s’exposaient un temps à quelques contres, souvent emmenés par l’intenable Mhango. Rapidement, le héros se nommait Thomu, qui repoussait toute tentative cadrée devant Louza, Hakimi, En-Nesyri ou encore Boufal. La machine marocaine fonctionnait à plein régime, même si le score n’évoluait pas et que tout ressemblait à un piège, Saiss trouvant par exemple la barre transversale. Mais les Flammes allaient finalement craquer au bout du temps additionnel du premier acte, En-Nesyri reprenant un centre d’Amallah pour ramener les siens, avant que le passeur ne se retrouve à un rien de retourner le match quelques secondes plus tard. Mais le plus dur était fait. Si le Maroc peinait davantage à se procurer des situations en seconde période, une nouvelle merveille d’Hakimi le délivrait. Car le Malawi n’était plus dangereux, En-Nesyri puis Munir manquaient l’occasion de se mettre définitivement à l’abri, mais qu’importe, les Lions de l’Atlas confirment l’impression de force collective montrée jusqu’ici et filent en quarts, comme en 2017.

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Ismaïla Sarr est arrivé ! Après avoir gagné son bras de fer avec Watford, Ismaïla Sarr soignait sa blessure en Espagne. Il est désormais arrivé au Cameroun. L’ancien Rennais est arrivé à quelques heures du huitième de finale du Sénégal et est désormais apte à jouer. Il pourrait même être présent sur le terrain pour le quart de finale

Eto’o se fâche. L’affaire des protocoles COVID-19 modifiés et des polémiques qui en découlent auprès de certaines fédérations irrite profondément Samuel Eto’o. Au micro de Canal + Afrique, le président de la fédération camerounaise a ainsi poussé un coup de gueule et cherché à rétablir sa vérité : « Je voudrais rappeler à tous vos confrères qui se lancent dans des explications impossibles, que l’agence choisie pour faire les tests n’est pas sous le contrôle du Cameroun, c’est à 100% sous le contrôle de la CAF. Je pense que les règles du jeu étaient connues par tous avant le début de la compétition. Je souhaite vraiment, humblement, que mon pays soit respecté. La Tunisie a eu sept cas de joueurs testés positifs face au Nigeria. Je ne pense pas que la Tunisie jouait face au Cameroun. J’ai l’impression que certains d’entre nous ont parfois la mémoire courte. Le Maroc a été pénalisé, mais ne jouait pas face au Cameroun. Il n’est pas fair-play d’insinuer des choses, d’accuser le gouvernement camerounais, de m’accuser. J’ai essayé d’être un grand champion, mais je l’ai été parce que j’ai mérité toutes mes victoires. Je n’ai jamais accepté la tricherie et je ne l’accepterai jamais la tricherie. Maintenant, j’espère que c’est clair pour tout le monde et que les faux débats qu’on veut mettre sur le dos de l’état et la fédération camerounaise cesseront ».

Des propos qui interviennent alors qu’en conférence de presse, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba avait rappelé que l’agence chargée des tests « est fiable, indépendante. Elle a eu la responsabilité de conduire les tests durant l’EURO et la Coupe Arabe », mais s’est montré plus embêté pour répondre au changement de règlement qui a privé Ali Ahamada de huitième de finale face au Cameroun.

programme

17 heures : Côte d’Ivoire – Égypte

20 heures : Mali – Guinée équatoriale

 

 

Photo : PA Images / Icon Sport