Leandro Paredes envoie Boca en finale

Et se hissant en finale de la Sudamericana, Boca Juniors et l’Atlético Mineiro font du chiffre trois le chiffre clé de la saison.

Aurons-nous un troisième vainqueur argentin consécutif ? L’Atlético Mineiro perdra-t-il une troisième finale continentale de rang ? Boca décrochera-t-il son troisième titre en Sudamericana. Difficile de passe outre le chiffre trois au moment de revenir sur le dénouement des demi-finales qui, comme chez la grande sœur, nous ont évité un duel 100% brésilien.

À l’heure de se rendre au Maracanã, la mission paraissait cependant compliquée pour Boca. Battus à l’aller dans sa Bombonera par un Vasco qui ne perdait plus, les hommes du Vasco Arrabuarrena ont profité d’un premier acte qu’ils ont largement mieux maîtrisé qu’un adversaire qui semblait totalement emporté par une pression trop forte sur ses épaules à l’heure de défendre une qualification pour la finale. Alors Boca a profité des erreurs adverses, Di Lollo a ouvert la marque sur corner d’entrée de partie, enfonçant davantage l’équipe cruzmaltino dans sa torpeur. Les hommes de Pedro Emanuel ont été contrôlés par un Boca qui avait renforcé son milieu et misé sur un meilleur équilibre et une capacité à faire mal dans la verticalité, symbolisée par Sebastián Villa. C’est lui qui lançait Miguel Merentiel pour le but du break à dix minutes de la pause. L’objectif était ensuite de contrôler les maigres tentatives du Vasco. Et attendre tranquillement que son facteur X, Leandro Paredes, ne vienne rappeler pourquoi il est différent. Car si José Luis Rodríguez avait ravivé l’espoir brésilien peu après l’heure de jeu, le maître à jouer de Boca, entré une dizaine de minutes avant le but du Vasco, a tout changé. Sa frappe, mal contrôlée par Léo Jardim restera donc dans l’histoire : elle offre à Boca une nouvelle finale continentale, la troisième en Sudamericana.

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Face aux Xeneizes, un autre membre du club des trois : l’Atlético Mineiro. Impossible de comprendre et d’analyser sereinement le Galo. Car il possède toujours cette incroyable capacité à faillir dans les moments clés. Et ce, qui que soit son entraîneur. Vainqueur d’un groupe largement à sa portée, mais sans véritablement l’écraser, l’Atlético Mineiro a fait des tours à élimination directs que des moments de souffrance : un but de Tomás Cuello pour sortir Bragantino à la 93e minute du match retour en huitièmes, une séance de tirs au but arrachée, encore par Tomás Cuello, à la 92e face à Santos en quarts. Et ce duel totalement fou face à Montevideo City. À l’aller, les hommes d’Eduardo Domínguez ont écrasé des Uruguayens regroupés en défense mais qui, mis sous pression, ont fini par exploser. Au point que l’on s’attendait à un retour tranquille pour le Galo, la presse brésilienne pensant même que cet Atlético Mineiro avait laissé derrière lui certains des fantômes des saisons passées. Il n’en fut rien. Car le Galo a totalement raté son rendez-vous du match retour et s’en est surtout remis à une grande performance de son gardien, Gabriel Delfim, pour ne pas définitivement sombrer. City Torque a dicté le rythme de la rencontre en première période, le Galo se repliant et semblant guetter la moindre possibilité de contre, sans en trouver par la faute en grande partie d’un trop gros manque de qualité technique. Malgré l’envie de revenir sur le terrain avec davantage la possession et donc de moins subir, rien n’y a donc fait et le Galo n’a souffrir, même si Reinier a trouvé la barre. Et lorsqu’Alan Franco voyait rouge à l’entrée du dernier quart d’heure, le match semblait basculer. Car Montevideo City ouvrait la marque à deux minutes de la fin, augmentait la pression et doublait la mise dans le temps additionnel. De quoi laisser courir un frisson dans les échines brésiliennes et surtout rappeler que les fantômes ne sont définitivement pas écartés.

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Pour sa troisième finale continentale consécutive, l’Atlético Mineiro défiera donc Boca Juniors dans la chaleur de Barranquilla. Rendez-vous le 21 novembre.

Photo :  Wagner Meier/Getty Images

Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.