Comme sa grande sœur, la Copa Sudamericana aura droit à sa finale 100% brésilienne. De quoi, là encore, ravir les spectateurs suffisamment courageux pour assister au choc opposant le cinquième au neuvième du Brasileirão.

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Il n’y avait guère de suspense après les matchs aller, il n’y en a donc pas eu le moindre à l’heure des matchs retour. Avec dans les deux cas, ce sentiment pour la victime qu’elle aurait pu retourner la situation, que la moindre erreur lui a coûté cher. C’est traditionnellement les propos que l’on entend chez les formations vaincues par plus puissants. Et que ce soit Libertad ou Peñarol, un sentiment partagé.

Tombé de deux buts au Brésil, le Guma a été puni d’entrée chez lui au retour, Tomás Cuello ouvrant le score dès la dixième minute pour les visiteurs et tuant quasiment tout suspense alors que Melgarejo venait tout juste de chauffer les gants de Cleiton. Le coup était rude pour Libertad, d’autant que dans la foulée, Bocanegra offrait un penalty à Cleiton, sa frappe ras de terre plein axe étant parfaitement lue par le portier de Bragantino. Cleiton allait ensuite passer son temps à dégoûter ses adversaires, parfois aidé par ses montant. La Massu Bruta faisait le dos rond, elle allait ensuite donner une leçon de réalisme à son rival paraguayen, se procurant notamment une nouvelle énorme situation en fin de premier acte. Menés au score, les hommes de Garnero s’offraient une once d’espoir en tout début de second acte, Melgarejo égalisant mais, alors que Cleiton continuait son festival dans les buts, sortant une incroyable parade devant Tacuara Cardozo, la réplique brésilienne était immédiate, comme s’il suffisait de les piquer pour qu’ils accélèrent. Artur s’amusait, servait Cuello, affaire pliée. La suite n’était que gestion, Artur concluait la victoire tranquille d’une Massa Bruta passée en deux ans de la Serie B à une finale continentale.

Une finale où le RB Bragantino croisera un compatriote, déjà vainqueur de l’épreuve : l’Athletico Paranaense. Là encore avec ce sentiment de gestion. Car Peñarol est parfaitement entré dans son match retour alors qu’il faisait face à une mission impossible, aller chercher à s’imposer sur des terres où personne n’y est parvenu depuis dix ans en Sudamericana. Facu Torres manquait ainsi un but tout fait, ce but qui aurait pu tout changer. Bissoli chauffait les gants de Dawson, Nikão faisait trembler les filets, compliquant davantage la mission des Carboneros bien trop maladroits (ou pas assez efficaces) pour espérer à l’image de Cepelini qui manquait l’occasion d’égaliser à deux reprises, une tête non cadrée face au but vide, un penalty mal tiré. Trop compliqué dans ces conditions d’espérer quoi que ce soit, le Furação gérait tranquillement le deuxième acte, même Peñarol semblant résigné. On aura donc une autre finale totalement brésilienne cette année. Autre conséquence, neuf clubs brésiliens participeront à la Copa Libertadores 2022, soit 45% de la Serie A.