La première journée des groupes s’est terminée. Elle a offert son lot d’émotions, lançant de manière idéale la Leagues Cup nouvelle formule.

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Guide de la compétition

Avec cette nouvelle formule, les questions étaient nombreuses, à commencer par la première, essentielle, celle qui concernait l’intérêt que les clubs allaient mettre à disputer la Leagues Cup. La réponse a été donnée dès la première journée. En trois jours, on aura eu droit à des classiques du football mexicain, des scénarios totalement improbables et donc énormément d’émotions.

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Tout a donc commencé d’entrée par les débuts attendus de Messi à l’Inter Miami. Un Inter d’abord fidèle à lui-même, incapable de trouver des relais au milieu, systématiquement piégé dans son dos en défense et totalement impuissant dès lors que l’adversaire est un tant soit peu organisé. Cruz Azul a donc largement dominé le premier acte mais a fait parler la tradition en se montrant d’une maladresse absolue – en particulier Diber Cambindo dont la performance a été désastreuse – et se retrouvant mené au score sans comprendre comment cela était possible, Robert Taylor ouvrant la marque sur la deuxième frappe cadrée des locaux. Puis l’Inter a trouvé un équilibre apporté par deux hommes : Leo Messi et Sergio Busquets. Le premier s’est positionné électron libre derrière Josef Martínez, le second a été remarquablement bien aidé par le milieu de Cruz Azul qui lui a offert un canapé pour animer le jeu de l’Inter, s’efforçant de ne jamais le mettre sous pression. Conséquence, l’Inter a dominé le deuxième acte même si Uriel Antuna a un temps laissé planer l’espoir d’un retour de la Máquina. Et donc, affaire désormais connue maintenant, Leo Messi a signé une nouvelle cruzazuleada qui fait toujours rire tout le Mexique, offrant tout de même une première victoire à l’Inter depuis début juin (et le succès en US Open Cup face à Birmingham Legion, club d’USL).

Le même soir, Orlando et Houston réglaient leur égalité aux tirs au but, Héctor Herrera continuant dans l’illustration du mauvais départ d’un Mexicain dans cette compétition en signant le seul raté de la séance, Dallas se faisait piéger par Charlotte (2-2 et défaite 4-1 aux tirs au but) alors qu’il semblait avoir le match en main. Le Mexique pouvait ensuite souffler en voyant León s’arracher pour décrocher le nul et le point de bonus face aux Whitecaps au terme d’une séance totalement folle de trente-huit tentatives cumulées – soit à onze du record mondial – et un score final de 16-15 pour la Fiera, après avoir vu Mazatlán venir donner la leçon à Austin (3-1).

La folie était encore au rendez-vous le lendemain dès le premier match de la soirée entre Montréal et les Pumas. Car le CF Montréal a d’abord totalement surclassé des Pumas totalement impuissants et inoffensifs, incapables de générer le moindre football. Le trio Duke – Opoku – Offor a fait très mal à une défense universitaire qui pliait deux fois en première période et laissait augurer d’une humiliation. Elle n’est cependant jamais venue. La faute à un Montréal incapable de tuer le match sur les nombreuses opportunités qu’il a eues en seconde période, souvent par mauvais choix. La faute aussi à deux dernières minutes totalement dingues qui ont vu Gabriel Fernández envoyer un ciseau au fond des filets puis Montejano conclure une dernière offensive des Pumas et alors arracher les tirs au but. Heureusement pour Montréal, cette dernière s’avérait victorieuse, mais le club canadien perd un point, l’offrant à des Pumas toujours aussi inquiétants alors que la Leagues Cup apparaît comme une planche de salut.

Ce résultat des Pumas était finalement à l’image des autres mexicains qui suivaient. La même soirée, le Tijuana du Piojo chutait face à Philadelphie, terminant à neuf contre onze avec aussi un Jesús Corona qui finissait par prendre place dans les buts, l’Union confirmant son statut de prétendant au titre, alors que le lendemain, si l’Atlas réussissait le hold-up parfait à New York face à un City toujours aussi maladroit, Puebla était totalement humilié par le Minnesota de Bebelo Reynoso (0-4). Pour le reste, la première journée nous a offert des duels 100% MLS, certains ternes, comme le Red Bulls – New England (0-0, 4-2 pour NYRB), d’autres sans suspense (victoire 3-0 du RSL sur les Sounders, 2-0 de Portland sur les Quakes), d’autres plus serrés (victoire 2-1 pour Nashville sur les Rapids et pour le Crew face à l’équipe B de St. Louis). Et un totalement fou, le duel entre Cincinnati et le Sporting Kansas qui a vu les visiteurs compter deux buts d’avance, se retrouver réduits à dix après le coup de sang (et le coup de boule) d’Alan Pulido sur Yerson Mosquera à la demi-heure, être rejoints peu avant l’heure de jeu, repasser devant sur penalty, gâcher deux immenses occasions en fin de partie et concéder l’égalisation sur un penalty à la 98e minute avant de s’incliner aux tirs au but. Et ainsi clore une première journée de Leagues Cup totalement folle qui a donc parfaitement lancé la compétition alors que l’on attend encore l’entrée en lice des meilleures équipes mexicaines.

Résultats

 

Photo une : Mike Ehrmann/Getty Images

Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.