On connait l’affiche de la première demi-finale de la Gold Cup 2017. Sans convaincre, le Costa Rica est venu à bout d’un Panamá trop imprécis. Puis, la nouvelle Amérique a écarté, non sans mal, un Salvador toujours aussi intéressant.

Gold Cup 2017 – Le guide

C’était sans aucun doute l’affiche des quarts. Premier match de la session, le choc entre deux prétendants à la qualification pour Russie 2018 et au titre dans cette Gold Cup 2017, le Costa Rica et Panamá. Le match démarrait fort, les Canaleros cherchant à faire mal aux Ticos, notamment sur les ailes où Miguel Camargo notamment régalait. Aussi, Panamá se procurait les premières situations du match mais surtout exposait sa volonté habituelle de créer du jeu. Malheureusement pour les hommes de Bolillo Gómez des mauvais choix ou des imprécisions techniques dans les 30 derniers mètres venaient souvent mettre fin à des combinaisons parfaitement initiées. Ce sera le mal qui allait toucher Panamá tout le match et l’empêcher de déstabiliser outre mesure un Costa Rica qui, s’il ne semble pas capable de créer du jeu, repose sur une solidité assez impressionnante. Car il faut le dire, les Ticos d’Óscar Ramírez ne semble pas avoir une réelle envie d’être offensifs. Ce n’est pas que les Ticos n’en ont pas les moyens (on mettra de côté l’incroyable raté qu’a été la combinaison sur coup franc de la 45e minute), lorsque Ruiz et sa bande accéléraient en début de seconde période, les Canaleros allait passer quelques minutes compliquées, la plus belle occasion restant ce face à face Ruiz – Calderón miraculeusement remporté par le portier Canalero, c’est plutôt le reflet d’une philosophie de jeu ultra prudente qui consiste à tenir et attendre l’erreur adverse. L’erreur allait venir à l’entrée du dernier quart d’heure. Anibal Godoy allait enchainer faute – carton jaune – but contre son camp sur la même action. Le mal était fait. Touché par les blessures de Gómez et Camargo, mené au score, Panamá n’allait plus pouvoir s’approcher véritablement des cages de Pemberton. Le Costa Rica avait fermé la boutique, sans briller ni convaincre, le favori annoncé n’est plus qu’à une marche de la finale.

Les Ticos devront pour cela se défaire du pays hôte qui lui non plus n’a pas donné de véritables garanties. Car à la fin des 90 minutes opposant USA et Salvador, une question demeurait : le match n’aurait-il pas été différent si Fito Zelaya avait gagné son face à face avec Howard ? On jouait la troisième minute de jeu lorsque l’attaquant vedette de la Selecta s’échappait et profitait d’une horrible remise de Lichaj pour filer seul vers le but de Tim Howard. Malheureusement pour lui, Fito manquait son dernier dribble et la sortie rapide du portier US mettait fin à ses espoirs de départ parfait. Le début de match était animé, les deux formations se rendant coup pour coup, le plus souvent se procurant les meilleures situations sur phases arrêtées. Reste que lorsque la machine US se mettait en route, le danger était permanent, à l’image du but injustement refusé à Zardes, conclusion d’un des rares mouvements collectifs fluide de Team USA. Il fallait cependant attendre la fin du premier acte pour que le match bascule définitivement. En cinq minutes, les cinq dernières, un coup de tête d’Omar González et un but d’avant-centre d’Eric Lichaj ruinaient les espoirs de la Selecta. Au retour des vestiaires, Zelaya et Pineda manquaient de nouveau le cadre alors que lancés plein axe, les Salvadoriens arrivaient à exposer les carences défensives de Team USA mais gâchaient les énormes situations qu’ils se créaient. A l’image Panamá, la Selecta s’incline faute de réalisme (un seul tir cadré). A l’image du Costa Rica, les USA devront encore convaincre mais auront les demi-finales pour le faire.