Deux ans après la dernière finale, Mexique et Jamaïque se retrouveront en demie. Pour cela, il aura fallu passer des obstacles bien plus difficiles à franchir que prévu.

Gold Cup 2017 – Le guide

On attendait beaucoup des Rouges canadiens face à la Jamaïque, espérant voir les hommes de Zambrano, auteurs d’un joli premier tour, réaliser une sensation. Malheureusement, il ne fallait que cinq minutes aux Reggae Boyz pour exploiter les errances défensives des Canadiens, Mattocks s’échappait côté droit et centrait en retrait au second poteau pour Shaun Francis qui s’empressait de nettoyer la lucarne de Borjan. Le coup était dur pour des Canadiens vraiment intéressants dans le jeu mais qui laissaient beaucoup trop de libertés à leurs adversaires et les contres jamaïcains faisaient mal, perforaient une défense rouge toujours en retard. Pourtant, une fois le ballon dans les pieds, le Canada savait se montrer dangereux. Davies avait beau pêcher par manque de simplicité, Larin gâchait quelques situations, sans doute la plus belle du premier acte lorsque seul aux six mètres il ne cadrait pas sa tête, mais le danger était réel sur les cages de Blake et le match plutôt plaisant. Au retour des vestiaires, le scénario allait se répéter. Cinq minutes de jeu et Williams nettoyait la deuxième lucarne de Borjan, la Jamaïque réussissait le break. Mais les Rouges ne baissaient pas les bras. Si Mattocks leur donnait bien des maux de tête, les hommes de Zambrano continuaient d’essayer de menacer Blake et allaient être récompensés sur un autre golazo, signé Hoilett. Il restait alors une demi-heure, tout semblait possible tant le match était ouvert. D’autant que les Rouges allaient avoir les occasions : une frappe lointaine de Hoilett sortie par Blake, deux têtes non cadrées de Cavallini, une dernière pour Petrasso remarquablement servi par un excellent Hoilett. Malheureusement rien n’y fera, la Jamaïque se qualifie pour les demies et laisse le Canada à ses regrets, des regrets sans doute à la hauteur des nombreux espoirs suscités par une Gold Cup plutôt réussie.

Comment faire sauter le verrou hondurien et son 5-4-1 qui n’avait concédé qu’un seul but en trois matchs ? La question était légitime au coup d’envoi de la dernière demi-finale, elle causait bien des maux de têtes aux supporters du Tri qui avait peiné à convaincre jusqu’ici. Pourtant, les hommes de Luis Pompilio Paez ont mis quatre minutes pour y répondre, le temps pour Rodolfo Pizarro de surgir au second poteau et ainsi couper un ballon placé dans les six mètres par Jesús Dueñas. Le Tri ne relâchait pas la pression et continuait alors de porter le danger sur les cages de Lopez, sans pour autant que celui-ci soit réellement mis en difficulté, privant la H de toute possibilité de réaction, Corona n’ayant alors rien à faire durant les 45 premières minutes. Le second acte était identique, le Mexique appuyait sur les côtés, avec un Elías Hernández hyperactif mais faisant rarement les bons choix. La chance du Mexique, c’est que le Honduras n’était pas dangereux. Certes Quioto inquiétait Corona sur coup franc, Alexander López tentait un Olimpico pour ce qui restait probablement la plus belle occasion du match pour la H mais finalement, le second acte se résumait à un jeu haché et une accumulation de fautes. C’est donc finalement sans être véritablement inquiété (alors qu’il y avait des espaces) que le Mexique se retrouve en demi-finale pour un remake de la dernière finale. Pendant ce temps, le Honduras va devoir se remettre en question : incapable de marquer le moindre but dans la compétition (ses trois buts au compteur ont été inscrits sur tapis vert), la H, qui vise une place à la prochaine Coupe du Monde, va devoir changer bien des choses pour y parvenir.