Septième journée de Superliga marquée par deux matchs principaux : le déplacement de Boca au Nuevo Gasómetro pour un choc de leaders et la réception de Vélez par River pour un choc entre les deux meilleurs entraîneurs du pays.

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Boca fonce

Invaincu et invincible, Boca savait qu’il jouait gros en se déplaçant au Nuevo Gasómetro pour le choc de leaders de la journée l’opposant à San Lorenzo. Et une fois encore, la bande à Alfaro a fait parler sa froideur clinique. Boca n’a pas besoin ni envie de briller dans le jeu, il est là pour exécuter tout adversaire qui se présente à lui. Pour cela, il se repose sur un gardien infranchissable, une paire de centraux imprenable dans les airs, ferme tout accès à son adversaire et frappe soit en contre, soit sur ballon arrêté. San Lorenzo n’a ainsi pas réussi à mettre le feu dans la défense des Xeneizes et n’a surtout pas reçu les trois avertissements envoyés sur coup franc puis corner par les visiteurs (avec notamment un but injustement refusé à Franco Soldano qui n’était pas hors-jeu). Alors Lisandro López a frappé juste avant le retour aux vestiaires (sur corner), Jan Hurtado a plié l’affaire dans les derniers instants du match. Entretemps, San Lorenzo a bien essayé de perforer cette muraille, s’appuyant sur les deux frères Romero sur les côtés, Fernando Belluschi et Lucas Menossi dans l’axe, mais rien n’y a fait, ce Boca Juniors sauce Alfaro est un macrophage, il dévore tout ce qui se présente à lui. Sept matchs, six victoires un nul, aucun but encaissé, il est le leader incontestable de la Superliga.

River cale

L’autre match attendu du week-end était évidemment le choc au Monumental entre le River de Gallardo et le Vélez d’Heinze, probablement les deux entraîneurs les plus excitants de la Superliga. Et une chose est sûre, même si l’arbitrage d’Andrés Merlos a été déplorable, les deux équipes ont offert un grand spectacle. Gaby Heinze avait parfaitement préparé son coup, annonçant qu’il allait jouer sans peur face « au meilleur ». Alors, il a armé une équipe capable de laisser le moins d’espaces possible, de perturber au maximum les sorties de balles du Millo mais surtout capable de jouer rapidement dans les transitions. En première période, si River a eu le ballon, ce fut difficile de trouver la moindre occasion de s’approcher des buts d’Hoyos. Le gardien du Fortin attendra le second acte pour se muer en héros de la soirée. Entretemps, ses coéquipiers allaient profiter de la moindre erreur. Une horrible relance d’Armani profitait à Bouzat dont la remise de la tête permettait à l’excellent Nicolás Domínguez de filer ouvrir le score pour les visiteurs qui viraient ainsi en tête à la pause. Le second acte allait être celui d’Hoyos qui allait sortir un match monumental pour écœurer les joueurs de Gallardo. Car si le portier mendocino de Vélez cédait sur une frappe à bout portant de Nacho Fernández parfaitement servi par Martínez Quarta, et avait parfois de la chance comme sur la transversale trouvée par Nacho Fernández ou par le poteau frappé par Martínez Quarta, il allait ensuite tout sortir : une tête de Palacios, une autre de Martínez Quarta, une frappe de Montiel, de Julián Alvarez, un coup franc de Scocco et, clou du spectacle, un penalty de Nacho Fernández. Et si River n’a pas pu gagner ce match, il n’a pu s’empêcher de le perdre. La faute à un système parfait mis en place par Heinze (Bouzat qui décroche pour fermer, Robertone qui cherche à l’opposé, Domínguez et Almada (une fois entré) qui perforent. Sur l’un de ces ballons, le gamin de Fuerte Apache perforait plein axe, sans doute après un contrôle de la main, et provoquait un penalty qu’il transformait. Vélez s’impose ainsi au Monumental, la bande à Heinze enchaîne un quatrième succès consécutif qui lui permet de se retrouver au pied du podium quand River décroche. Le Millo n’a plus gagné dans son Monumental depuis un mois. La dernière fois, c’était face au Cerro Porteño, en Copa Libertadores. Et comme le hasard fait bien les choses, le prochain rendez-vous du Millo à la maison sera Boca…en Libertadores.

Trio de feu

Entre les deux géants, trois équipes sont donc lancées à la poursuite de Boca, trois équipes qui restent sur des séries particulièrement intéressantes. Il y a ainsi Lanús, qui s’est fait quelques frayeurs face à un Colón dont l’esprit est principalement tourné vers son rendez-vous avec l’histoire en fin de semaine au Brésil, menant 3-0 pour s’imposer 3-2. Il y a ensuite Argentinos qui, sans faire de bruits, prend place sur le podium après une troisième victoire consécutive, face à Central Córdoba cette fois-ci. Et il y a Talleres. En clôture de la journée, dans un Kempes en fusion pour accueillir le Gimnasia de Diego, la T a une fois encore montré à son rival du soir ce que les deux équipes avaient de différent : l’équilibre et le talent. Les hommes d’Alexander Medina ont une fois encore livré une partie convaincante, s’appuyant sur un équilibre général largement supérieur à son rival et surtout se montrant capable, collectivement et individuellement, de générer du danger. Et si le match a basculé sur une décision quelque peu controversée de M. Mastrángelo, un penalty peu évident pour une faute de Torsiglieri sur Bustos, le fait est que le choc psychologique espéré par les dirigeants du Lobo après l’arrivée de Diego ne s’est pas fait. Pire, dénuée de véritable talent, cette équipe semble totalement apeurée et incapable de se libérer. Talleres s’impose ainsi 2-1, aurait sans doute pu/dû s’imposer plus largement si Arias n’avait pas été excellent dans les buts (ou suppléé par son poteau sur le dernier penalty de Dayro Moreno), et reste ainsi dans la roue du leader Boca tandis que du côté du Lobo, si l’arrivée de Diego commence à ressembler à une tournée d’hommage à sa grandeur, il ne faudrait pas qu’elle soit aussi un jubilé du Gimnasia dans l’élite. Et pour l’instant, s’il provoque bien des émotions, le Lobo ne convainc personne.

Les buts

Résultats

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Classement

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